APPEL A COMMUNICATION

APPEL A COMMUNICATION

POUR LE COLLOQUE DU FESTIVAL D’HISTOIRE DE

LA DIANA

 SUR LE THEME DES LIMITES ET FRONTIERES

 5 ET 6 NOVEMBRE 2020

La société historique et archéologique du Forez, La Diana, organise tous les deux ans à Montbrison, capitale du Forez, un festival d’histoire comprenant des expositions, des films, et un colloque universitaire, avec l’appui des collectivités locales et la participation des scolaires.

Le prochain festival aura lieu du 3 au 7 novembre 2020 sur le thème des limites et frontières. Le colloque qui se déroulera les 5 et 6 novembre sera consacré au même thème.

 La notion de frontière est mouvante et en constante redéfinition. Historiquement, elle a connu des réalités et des perceptions bien différentes d’un monde à l’autre, d’une période à l’autre. Dans l’ordre géopolitique, la mondialisation n’a pas supprimé les frontières : si leur porosité augmente dans certaines intégrations régionales (UE, ALENA, MERCOSUR, ASEAN…), elles peuvent ailleurs prendre des formes d’une grande rigidité et constituer de véritables murs.

 Les frontières maritimes sont confrontées à des problématiques spécifiques. En particulier, les délimitations des zones économiques exclusives sont âprement disputées (Spratleys et Paracels…).

Le colloque se fixe pour but d’interroger ces différentes réalités dans le temps et dans l’espace, mais aussi d’explorer cette notion dans l’imaginaire des sociétés. Aussi, plusieurs disciplines peuvent être convoquées : histoire, archéologie, géographie, sociologie, anthropologie, littérature, linguistique, géopolitique…Elles pourront recourir à des sources les plus diverses : fouilles archéologiques, documents historiques et cartographiques, œuvres littéraires ou artistiques, récits de vie, presse, etc.

Trois thèmes sont proposés pour structurer la réflexion :

1°) Faire frontière

Puisque les frontières naturelles n’existent pas car elles relèvent toujours d’artefacts, il convient de s’interroger sur ce qui fait frontière dans l’esprit humain : les bornes romaines et le limes, les fronts pionniers et les territoires vides d’hommes à certaines périodes de l’histoire, les check points et les murs contemporains, mais aussi les langues, les cultures et les religions.

2°) Baliser les frontières

Entre rapports de forces politiques ou militaires et négociations diplomatiques, la frontière (border) n’est pas figée. Son inscription spatiale évolue de même que ses modes de balisage. Elle se hérisse de lignes de fortifications, de murs (du limes antique au « mur de Trump » en passant par la ligne Maginot et le mur de Berlin) et de postes frontières aux fonctions diverses, militaires, sociales et économiques (camps militaires et postes de douane,).

Ces deux premiers axes nécessitent de bien distinguer la volonté de clore (ce sont des principes, des actes, des politiques, etc.) d’un côté et des moyens et instruments de l’autre qui recourent au droit, aux enquêtes de spécialistes, aux témoins locaux (des villageois par exemple), aux mémoires, à divers savoirs (topographie, cartographie, mathématiques).

3°) Dépasser les limites

Les frontières participent de la fabrique et de la matérialisation des altérités. Aussi convient-il d’interroger ces problématiques d’altérité entre étrangeté et proximité, échanges et conflits, hospitalité et rejet. On évoque même des frontières intérieures. La frontière joue différents rôles, entre coupure et trait d’union. Les zones frontalières sont riches de ces paradoxes, entre contrebande et régimes fiscaux et sociaux spécifiques. Les régions transfrontalières sont des interfaces qui tirent parti des discontinuités générées par la frontière. Dans cette thématique, l’expression « prendre langue » entre insulte et reconnaissance, trouverait aussi tout son sens.

Pour chacun de ces thèmes, les exemples locaux, nationaux et internationaux sont bienvenus ainsi que les propositions élargissant les champs historique et géographique (mondes extra-européens, limites maritimes).

Les communications durent vingt minutes afin de laisser un temps d’échange avec la salle et les actes du colloque seront publiés.

Les propositions de communication (2000 signes maximum y compris titres universitaires et publications d’appui) doivent être adressées à La Diana (secretariat@ladiana.com) avant le 30 avril 2020.

Le comité scientifique

Premières lectures :

  • David O’Connor, Stephen Quirke, Mysterious Lands, London, 2003.
  • Demarolle Jeanne-Marie (dir.), Frontières ( ?) en Europe occidentale et médiane de l’Antiquité à l’an 2000, Actes du colloque de l’Association interuniversitaire de l’Est tenu à l’Université de Metz 9-10 décembre 1999, Metz 2001.
  • Debray Régis, Le dialogue des civilisations : un mythe contemporain, CNRS Editions, 2007.
  • Foucher Michel, L’invention des frontières, 1986.
  • Foucher Michel, Le retour des frontières, Paris, CNRS éditions, 2016.
  • André Miquel, Géographie arabe et représentation de monde : la terre et l’étranger, Paris, 1975.
  • Marguerite Gonon, « Relations Forez-étranger d’après les testaments », Publications de Centre d’Etudes Foréziennes, 1970. 
  • L’image de l’autre dans l’Europe du Nord-Ouest à travers l’histoire, Actes de colloque de Villeneuve-d’Ascq 25-26 novembre 1994, Université De Gaulle Lille 3, 1996.
  • Nordman Daniel, Frontière de France : de l’espace au territoire, XVIe-XIXe siècle, Paris, Gallimard, bibliothèque des histoires, 1998. 
  • Nourrisson D., Perrin Y. (dir.), Le barbare et l’étranger : images de l’autre, Publications de l’Université de Saint-Etienne, 2005.
  • Pécoud Antoine, de Gutcheneire, Migrations sans frontières. Essais sur la libre circulation des personnes, Paris, Editions de l’Unesco, 2009.
  • Quétel Claude, Murs. Une autre histoire des hommes, Paris, Perrin coll. Tempus, 2019.
  • Wihtol de Wenden, Atlas des migrations, Autrement, 2012.
  • Wihtol de Wenden, Le droit d’émigrer, CNRS Editions, 2016.

Le comité scientifique est animé par trois personnes :

  • Daniel NORDMAN, directeur de recherches émérite au CNRS
  • Didier NOURRISSON, professeur émérite à l’université Lyon 1
  • Pierre PEYVEL, agrégé et docteur en histoire, vice-président de La Diana

membres pressentis :

  • Audrey BECKER, maîtresse de conférences HDR en histoire romaine à l’Université de Lorraine
    • Hélène BLAIS, professeur d’histoire à l’ENS Paris
    • Emmanuel BLANCHARD, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris 12
    • Stéphane BOISSELIER professeur d’histoire médiévale à Poitiers
    • Jean-François BRUN maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Saint Etienne
    • Jean-Paul BURDY, maitre de conférences honoraire à l’Institut d’Etudes Politiques de Lyon
    • Clément CHILLET maitre de conférences en histoire romaine à l’Université de Grenoble
    • Mathilde DUBESSET maîtresse de conférences honoraire à l’Université de Grenoble
    • Olivier FAURE professeur émérite à l’université Lyon 3
    • Jean-Luc FRAY professeur émérite d’histoire médiévale à l’Université de Clermont-Ferrand
    • Christian GRATALOUP, professeur émérite de géographie à l’Université de Paris 7.
    • Zoltan KRAZNAI, professeur en histoire contemporaine à l’Université de Bruxelles.
    • Renaud MORIEUX, professeur d’histoire moderne en Grande Bretagne.
    • André PELLETIER professeur honoraire d’histoire romaine à Lyon 2
    • Jean-Michel POISSON, maître de conférences en histoire médiévale à l’EHESS
    • Matthieu POUX, professeur d’archéologie romaine à Lyon 2
    • Antonio STOPANI, professeur en histoire contemporaine à l’Université de Turin
    • Isabelle SURUN, professeure en histoire contemporaine à l’Université Lille III
    • Hélène VELASCO-GRACIET professeure de géographie à l’université de Bordeaux 3.

Badoit

Etes-vous déjà demandé d’où provenaient les noms de marques les plus connues et quels personnages se cachent derrière ces noms ?

Aujourd’hui nous allons parler d’Auguste-Saturnin Badoit.

Son nom vous dit peut-être rien au premier abord mais vous connaissait forcément cette célèbre marque d’eau minérale gazeuse BADOIT dont la source se situe à Saint-Galmier.

Auguste-Saturnin Badoit né le 4 août 1796 à Saint-Germain-Laval, il fut voyageur en soieries.

Il fût le premier à avoir l’idée d’embouteiller et d’explorer l’eau minérale de Saint-Galmier, qui porte son nom,  et qui, jusque-là, était consommée sur place par les curistes. Auparavant cette eau était connue pour ses bienfaits médicaux.

Auguste-Saturnin Badoit fit connaître l’eau de Saint-Galmier non seulement en France et à l’étranger grâce à ses nombreuses publicités.

En 1837, Auguste-Saturnin signe un bail pour fermer l’exploitation d’eau Fonfort qui devient alors Badoit.

La découverte de nouvelles sources  provoqua bien des conflits entre leurs inventeurs, mais la société Badoit eut finalement le monopole de l’exploitation et continuer sont activités.

On lit dans une notice de 1856: « C’est le bon Dieu qui créa les eaux de Saint-Galmier, mais c’est M. Badoit qui les a ainsi découvertes. »

Auguste-Saturnin Badoit meurt le 21 février 1858. Après sa mort, sa fille et son gendre vont continuer l’exploitation d’eau minérale gazeuse Badoit.

En 1958, la production annuelle atteint les 37 millions de bouteilles.

 Maintenant on retrouve le buste d’Augustin Badoit sur une façade du bâtiment historique où les visiteurs peuvent la contempler au cours des visites de l’usine.

Comme pour Badoit, vous pouvez retrouver l’histoire de célèbres nom de marques ou aussi des noms de rue dans les ouvrages à la Diana.

Informations requises : http://www.loire.fr et Galerie de Portraits Ligériens, publication à la Diana.

Article rédigé par Oceane COSTE, stagiaire en première bac pro accueil à la Diana.

Toutes les photos proviennent de Google images.

Recrutement d’un service civique

La Diana, Société Historique et Archéologique du Forez (Montbrison, 42)  recrute un volontaire en Service civique dans le cadre de ses activités et de l’organisation du Festival d’Histoire de Montbrison dont le thème 2020 sera « Limites et frontières». Toute la mission se déroulera à Montbrison.

Sous la responsabilité de la bibliothécaire, le ou la volontaire participera aux missions suivantes :

– organisation du Festival d’Histoire : planification de la manifestation, communication, contacts avec les partenaires, suivi des dossiers de financements 

– élaboration d’une exposition sur le thème des frontières à partir des collections iconographiques, archivistiques et archéologiques de l’association

– participation à la vie de l’association : alimentation de la base de données de la bibliothèque et des archives, dépouillement de pièces d’archives, assistance de la bibliothécaire

La mission de 6 mois débutera au 1er juin 2020 au 30 novembre 2020.

Date limite d’envoi des candidatures 30 mars 2020.

Merci d’envoyer votre candidature accompagnée d’un CV à secretariat@ladiana.com

Pour en savoir plus sur le Service civique : http://www.service-civique.gouv.fr

Colloque le 22 novembre 2019 De la guerre à la paix

La Diana organise un colloque De la guerre à la paix Le département de la Loire en 1919 le vendredi 22 novembre 1919 au Théâtre des Pénitents à Montbrison.

Retour du régiment de Montbrison en 1919, Clichés Brassart Archives de La Diana

Ce colloque se déroulera sous la présidence de Antoine Prost, Président du Comité Scientifique de la Mission Nationale du Centenaire. Il examinera comment notre département est sorti de la Première Guerre mondiale, notamment sur les plans économique et social.

En effet, la Loire, et notamment la région stéphanoise, constitua de 1914 à 1918 l’une des plus importantes « usines de guerre » du pays.

Ainsi, ses mines de charbon, sa puissante industrie métallurgique, ses activités textiles ont été tournées vers l’effort de guerre.

Le colloque s’intéressera à la reconversion de cette économie de guerre après l’armistice du 11 novembre 1918.

Sous la présidence d’Antoine Prost interviendront des universitaires et des spécialistes d’histoire régionale parmi lesquels :

Brigitte CARRIER-REYNAUD Maître de conférences à l’université de Saint-Etienne

Pascal CHAMBON, Docteur en histoire, enseignant

Simon-Pierre DINARD, Directeur des archives départementales de la Loire

Alban GRAZIOTIN, Professeur d’histoire, Doctorant

Claude LATTA, Ancien professeur, docteur en histoire

Jean LORCIN, Ancien professeur à l’université de Lyon

Luc ROJAS, Docteur en histoire

Jean-Michel STEINER, Professeur agrégé et docteur en histoire

Antoine VERNET Docteur en histoire, ATER à la Sorbonne

Dépôt et des pots Archéologie de la    vaisselle quotidienne des clarisses de Montbrison

Dépôt et des pots Archéologie de la vaisselle quotidienne des clarisses de Montbrison

Depuis les Journées européennes du Patrimoine, une exposition archéologique se déploie sous la voûte de la salle héraldique de la Diana. Il s’agit d’une manifestation mise en place conjointement par l’INRAP et La Diana.

Panneaux et vitrines nous éclairent sur la vie quotidienne des clarisses aux XVIIe et XVIIIe siècles mais aussi sur le travail des archéologues.

Ensuite, la visite peut se poursuivre à la maison avec les documents pédagogiques mis à la disposition de chacun.

L’exposition sera visible jusqu’au 20 décembre 2019.