Les journées du patrimoine à Couzan et à la Diana

Lors des journées du patrimoine, les 15 et 16 septembre, la forteresse de Couzan et la salle héraldique seront ouvertes à la visite.

 

Forteresse de Couzan, Sail sous Couzan

 

 

 

Le château sera accessible en visite guidée au tarif de 3€ par personne de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h00 avec un départ par heure (dernier départ à 16h00).

Salle héraldique de la Diana, Montbrison

 

La salle héraldique sera accessible en visite libre et gratuite de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00 le samedi et de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h00 le dimanche. Des visites guidées seront effectuées par des guides diplômés le samedi et le dimanche à 14h00 sur inscription auprès de l’office du tourisme (04 77 96 08 69).

Pour tout renseignement, secrétariat de La Diana 04 77 96 01 10

La chapelle de Baffie

La chapelle de Baffie

p1020077L’édifice actuel date en grande partie du XIIIe siècle. L’église reçoit alors de généreuses donations des comtes de Forez et sa renommée s’étend jusqu’ aux provinces voisines. L’on y vénère une Vierge noire, à laquelle on attribuait des guérisons miraculeuses au cours des siècles.

notre-dame-de-laval-interieur-001La Vierge fut l’objet d’une grande dévotion qui se manifestait par de nombreux pèlerinages isolés ou collectifs. A la suite d’un vœu, les habitants de Feurs venaient jadis en procession le lundi de pentecôte. Cette procession réunissait six cents personnes en 1599…

Restaurée et rouverte à la dévotion, la chapelle reste un lieu de pèlerinage dans un site rural, au bord de la rivière Aix.

La Bâtie d’Urfé

La Bâtie d’Urfé

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Le manoir de la Bâtie est habité au XVème siècle par la famille des seigneurs d’Urfé descendus de leur montagneuse forteresse des « Cornes d’Urfé », à Champoly, jusque dans la plaine du Forez, près de Boën. En 1408, le duc Louis II de Bourbon, nomme Guichard d’Urfé bailli de Forez, charge qui restera héréditaire plus de deux siècles. De 1546 à 1553, Claude d’Urfé (1501-1558), proche du roi, représente la France au Concile de Trente, est ambassadeur de Rome, puis reconstruit sa maison de la Bâtie. Dès 1535, par étapes successives, le château encore presque féodal, est transformé en une belle résidence à la mode de la Renaissance italienne.

Le fils aîné de Claude, Jacques Ier d’Urfé, chambellan du roi Henri II, marié à Renée de Savoie , aura, parmi neuf garçons, Honoré d’Urfé (1567-1625), auteur de l’Astrée, publiée de 1607 à 1628, en rendant célébré ce pays de Forez qui « en sa petitesse contient ce qui est le plus rare au reste des Gaules ». L’influence de ce premier romain dans la littérature française fut considérable au XVIIe siècle.

Les d’Urfé, vivant à Paris, s’éteignent ruinés à la veille de la révolution française. Le château vendu en 1765 passe de mains en mains. La famille Puy, qui prend le nom de la Bâtie, conserve le domaine jusqu’en 1836, où, ruinée à son tour, elle le cède au duc de Cadore (ministre de Napoléon Ier) dont les héritiers le revendent en 1872 à un marchand de biens qui démembre les domaines et dépouille la demeure de sa décoration, la laissant dans un abandon total durant plus de trente ans.

La Bâtie est rachetée en 1909 par la Société La Diana, qui le fait classer en 1912 monument historique ». Depuis un demi-siècle, de grands travaux de restauration ont été entrepris par la Société avec l’aide des Monuments Historiques. En 1990, une convention est passée avec le Département de la Loire, permettant le lancement d’un chantier très important, la reconstitution du parc, préludes d’une œuvre de longue haleine, pour rendre son lustre d’antan à cette magnifique demeure.

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Le 4 Janvier 2007 La Diana et le Conseil général modifient leur contention prévoyant la transmission de ce monument, La Diana ayant accompli sa mission, au Conseil Général qui l’exploite depuis le 1er janvier 2007. Le 1er janvier 2039 la propriété du château sera transmise à l’euro symbolique au Conseil Général. Toute fois la Diana reste propriétaire de la majeure partie du mobilier du château classé  » musée de France « .

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Lorsque Claude d’Urfé, aménagea son château dans le goût de la Renaissance, des artistes italiens créèrent ce chef-d’œuvre qu’est la chapelle : peintures et gypseries s’unissent en un décor merveilleux et inimitable.

A la mode italienne, le seigneur fit réaliser une salle de fraîcheur, dite de Rocailles, à l’intérieur d’ un bâtiment d’ habitation. Les ornements mythologiques en sont faits de petits galets, de coquillages et de sables de couleur.

Le château de Couzan

Le château de Couzan

Le château de Sail-sous-Couzan
Les premiers seigneurs de Couzan, les Damas, sont issus de la Maison de Semur qui possédait une partie de la Bourgogne, le Brionnais. C’est au XIème siècle que les Semur décident de s’implanter sur les bords du Lignon, à Couzan, un poste avancé aux confins de l’Empire et du Royaume de France.

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Dès le XIIIe siècle, l’hommage de la seigneurie de Couzan devint un enjeu et une cause de conflits tant la puissance des Damas était incontestée, même les Sires de Beaujeu échouèrent le siège de la forteresse. Guy II de Couzan, pour avoir vaillamment défendu Bourges contre les Anglais en 1356, puis à Riom en 1359, devint conseiller du Roi, et Maître d’Hôtel de Monseigneur le Roy en 1385 pour être nommé en 1402 grand Chambellan de France

Le château passa ensuite à la puissante famille de Lévis au milieu du XVe siècle, puis à la maison de Luzy au XVIIe siècle, enfin Thy de Milly à partir de la fin du XVIIIe siècle. En 1932, la Société La Diana l’acquiert pour y faire des réparations urgentes. Depuis 1995 de lourds travaux y sont entrepris, avec plusieurs chantiers de restauration et mise en valeur.